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Nos idées

Nos Idées

Solidarité Bruxelles – Gaza

Notre programme est placé sous le signe de la solidarité avec la Palestine. C’est notre manière de rendre hommage à la résistance exemplaire que le peuple palestinien oppose depuis des décennies à l’occupation israélienne, et tout particulièrement après l’agression de ce début d’année 2009 à Gaza.

La Palestine symbolise à elle seule les injustices criantes perpétuées par les gouvernements de nos pays dominants. Depuis plus de 60 ans, ce pays fait l’objet d’une occupation meurtrière par Israël dont la politique coloniale bafoue toutes les Résolutions et Conventions du Droit international et du Droit humanitaire. En même temps, la résistance palestinienne est devenue un symbole pour de nombreux combats partout dans le monde.

Bruxelles, siège de l’Union Européenne, doit modifier sa politique d’équidistance appliquée à ce conflit. Cette politique a démontré sa faillite et s’est soldée par un désastre pour les populations locales. La grande majorité des citoyens réclame une justice qui soit la même pour tous et qui tourne le dos à l’impunité de l’oppresseur, quel qu’il soit.

Nous, de la liste ÉGALITÉ… sans guillemets, déclarons que la justice est une matière qui ne se négocie pas, et qu’il convient d’abandonner définitivement son articulation sur le deux poids, deux mesures. Nous exigeons des décisions claires et immédiates, afin d’envoyer un signal fort au gouvernement israélien et à la Communauté internationale.

Nous proposons :

• la reconnaissance explicite du droit à la résistance du peuple palestinien
Ce droit est prévu par la Résolution 2621 XXV du 12.10.70 des Nations unies, confortée par l’article 1er § 4 du premier protocole additionnel de Genève du 08.06.77
• la reconnaissance du résultat des élections démocratiques de début 2006 et le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes
• l’appui de toutes les institutions de la Région bruxelloise à la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) à l’égard d’Israël, tant qu’il ne se conformera pas entièrement aux diverses résolutions du Droit international
• l’établissement d’un jumelage entre la Région de Bruxelles-Capitale et la Bande de Gaza, particulièrement touchée par le blocus inique et criminel que maintient Israël à l’encontre de ce lambeau de terre et de sa population exténuée
• la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens des prisons de l’occupation

Par ailleurs, nous déclarons soutenir les militants anticolonialistes et anti-guerre israéliens, et encourager toutes les organisations solidaires du peuple palestinien.

Du travail pour les jeunes

Depuis trop longtemps, la politique de l’emploi préfère gérer arbitrairement la chasse aux chômeurs ou manipuler honteusement les statistiques des demandeurs d’emploi, plutôt que de chercher activement des solutions pour créer de nouveaux emplois.

Ceci ne fait qu’aggraver la situation alarmante de misère dans laquelle se trouvent enlisées des familles entières, noyant de trop nombreux jeunes dans le désespoir social. L’absence de perspectives professionnelles dignes est une des raisons majeures du glissement de certains jeunes dans l’univers de la délinquance. La première des préventions est la création d’emplois, en particulier pour les jeunes.

Nous proposons:

• la priorité à l’embauche des jeunes (moins de trente ans) domiciliés dans les quartiers sinistrés de la Région de Bruxelles-Capitale, le plus souvent habités par une population majoritairement belge d’origine étrangère (carte Activa anti-discrimination)
• une participation régionale dans les frais engendrés par l’activation de ces profils. Les petites et moyennes entreprises situées en Région bruxelloise et embauchant des travailleurs, en particulier les jeunes travailleurs issus de ces quartiers sinistrés, doivent pouvoir bénéficier d’avantages clairs en matière de ristournes fiscales
• un système fiable de création d’entreprises en région bruxelloise. Etablir des rencontres avec des FCEIC (futurs chefs d’entreprises issus du chômage) pour les orienter dans leurs démarches et éventuellement leur procurer la main-d’œuvre nécessaire parmi les chômeurs bénéficiant de la Carte Activa anti-discrimination
• un plan de reclassement social des chômeurs donnant accès aux rez-de-chaussée commerciaux abandonnés, avec une politique de rénovation financée avec la participation de la région (comme c’est le cas pour les agences immobilières sociales) et la prise en charge de cette location par l’intermédiaire d’une agence sociale spécifique
• l’implantation de petites et moyennes entreprises créatrices d’emploi dans les communes les plus pauvres en les exemptant de taxes locales et régionales. La suppression des surtaxes imposées de manière discriminatoire aux téléboutiques

Pour tout enfant : droit à une bonne école

On ne peut dissocier l’enseignement du contexte économico-socio-politique. A la suite des ravages de la dernière guerre mondiale, une demande pressante de main-d’œuvre étrangère était nécessaire, ce fut l’immigration italienne. Début des années soixante, une nouvelle immigration a été favorisée en provenance essentiellement d’Afrique du Nord (1964) et de Turquie (1965).

Pour accompagner ces nouvelles populations ouvrières, aucune politique cohérente n’a été établie. Lors de l’institution de la Communauté culturelle française, en 1970, les questions culturelles ont été écartées d’emblée, notamment en matière d’enseignement. N’avait-on pas pensé qu’importer des personnes issues d’autres cultures aurait une influence importante sur les structures institutionnelles? Ignorait-on que ces personnes allaient durablement s’installer ici et qu’elles-mêmes et leurs enfants participeraient à l’économie, l’enseignement, l’éducation, la culture, le social, la politique, l’éthique … d’aujourd’hui?

Les ministres successifs ont fait mine de beaucoup s’inquiéter des performances. Des réformes ont été mises en place pour atténuer la médiocre qualité de l’enseignement mais sans tenir compte des facteurs sociaux, particulièrement à Bruxelles. Les réalités culturelles et cultuelles légitimement entretenues par ces populations ne sont toujours pas reconnues et mises en partage dans l’école. La plus grande et la plus évidente des injustices des politiques menées dans les institutions scolaires est la ségrégation et la discrimination. Et particulièrement dans la Région de Bruxelles-Capitale.

Nous proposons:

• le regroupement de l’enseignement de transition et de qualification au sein d’un même établissement proposant des projets pédagogiques diversifiés
• le respect, dans les règlements d’ordre intérieur des écoles, des droits et libertés fondamentales, pour les enseignants comme pour les élèves
• l’amélioration de la formation pédagogique des enseignants et ce, dès l’école maternelle. Les enseignants doivent bénéficier de congés pédagogiques au cours desquels ils entrent en contact avec les réalités sociales, économiques et culturelles de leurs élèves
• la possibilité pour les élèves d’apprendre la langue de leur choix dans le cadre des programmes scolaires ainsi que l’histoire de la colonisation et de l’immigration
• la neutralité et l’indépendance totales des institutions publiques (CPMS, par exemple) au service des familles dans l’exercice de leurs missions
• le renforcement des associations parascolaires avec le soutien des pouvoirs publics subsidiants (écoles de devoirs), en liaison directe avec les différents partenaires scolaires (écoles, PMS, familles…)
• l’encouragement et le soutien logistique des associations de parents d’élèves dans toutes les écoles, dans un but de démocratisation et d’appropriation de l’espace public scolaire et également des écoles de devoirs de parents avec leurs enfants
• la création d’un fonds régional pour l’accès à l’enseignement supérieur (bourses d’études)

Logement social de qualité

Le marché du logement actuel n’assure pas du tout une attribution optimale des habitations aux ménages: les logements surpeuplés, vacants ou ne répondant pas aux prescriptions du Code du logement sont nombreux. La construction de logements neufs ne parvient pas à combler ce fossé, à cause de la croissance démographique. Par conséquent, ce sont surtout les franges des populations fragilisées sur le plan socio-économique qui sont les victimes du marché immobilier et ceci principalement en raison de la faiblesse du secteur du logement social.

Les départs vers la périphérie de Bruxelles ont eu pour effet le déclin démographique de la ville. Ce sont les populations riches et les classes moyennes qui sont parties, en vidant la ville des citoyens les plus aisés. Sont restés ceux qui n’avaient pas la possibilité de faire mouvement: personnes âgées, petits indépendants, jeunes peu qualifiés. À ces populations est venue se joindre dans les années 60 une population immigrée. À la périphérie les riches, au centre une population aux revenus faibles et des familles nombreuses d’origine étrangère. Enfin, 70 à 80 % d’étrangers à dominante maghrébine et turque se retrouvent dans les quartiers situés principalement au centre-ouest et au bas de la ville, qui concentrent une population jeune (les 15-24 ans représentent 20 % de la population).

Aujourd’hui un Bruxellois sur deux pourrait prétendre à l’obtention d’une habitation dans un logement social, alors que celui-ci représente 8 % du parc de logement total. Les responsables politiques en Belgique n’ont jamais cru au logement social (un des taux les plus bas d’Europe). De plus, le souhait de ramener ou de maintenir la classe moyenne en ville pourrait encore aggraver le problème.

Nous proposons:

• une politique de logement cohérente, notamment par la mise au clair des priorités en matière de logement (fixation et amélioration des conditions de logement des plus démunis, accueil des fonctionnaires européens, retour des classes moyennes)
• la mise en pratique effective du code du logement
• le développement du parc de logements sociaux
• un contrôle renforcé et la mise en place de critères objectifs quant à l’attribution des logements sociaux
• la mise en place d’une politique urbaine qui inverse la dynamique de dualisation dans l’emploi, le logement, l’enseignement

Transports publics gratuits

La gratuité des transports publics à l’intérieur de Bruxelles, pour les usagers domiciliés dans la Région de Bruxelles-Capitale sera un signal fort en direction de la population, de nature à modifier les habitudes de déplacement d’un million de personnes et plus globalement, à les amener à réfléchir sur l’utilisation des ressources de la planète.

Cette mesure permet :

o d’encourager l’utilisation de ces moyens de transport par tous, au détriment de la voiture écologiquement beaucoup plus coûteuse ;

o de cesser de marginaliser les plus faibles en les transformant en délinquants pour rien (les « fraudeurs ») ;

o de diminuer le climat de violence dû à certains contrôles ;

o de gagner de nouveaux usagers aux transports publics et de favoriser ainsi les échanges entre les citoyens ;

o de combattre les embouteillages et la pollution, au profit des piétons et des cyclistes, et de manière plus générale, de la qualité de l’air respiré par chacun ;

o de ne garder que les parkings sous-terrain et de transformer les parkings de surface soit en plantations et zones vertes, soit en zones d’habitat.

Les emplois stériles (émission et contrôle des billets) seront reconvertis en emplois utiles à l’intérêt général : postes d’accueil, de renseignement, d’aide aux usagers, en assurant une présence humaine sécurisante et non agressive. Les seuls postes répressifs maintenus étant ceux dirigés vers les automobilistes encombrant les pistes cyclables, les trottoirs et les couloirs de bus.

En Belgique, le chemin de fer est gratuit pour les enfants jusque douze ans et presque gratuit pour les seniors. A Bruxelles, le réseau des transports urbains l’est aussi. Début 2005, la gratuité du transport public vers le lieu de travail a été étendue vers le secteur privé. Auparavant, seuls les employés fédéraux jouissaient de ce bénéfice. Les frais sont pris en charge par les entreprises participantes et l’Etat.

La Région flamande offre des abonnements de bus à vie aux membres d’une famille qui remet sa plaque de voiture. En 2004, 16.000 familles ont profité de cette action. A Hasselt et à Mons (villes des présidents des partis socialistes francophone et flamand), des bus gratuits facilitent l’accès aux commerces du centre urbain. A Hasselt, ce système a été instauré en juillet 1997. Les bus entrant en ville sont également gratuits mais seulement pour les Hasseltois. La Ville de Hasselt paie à la société régionale de transports De Lijn le montant qui correspondait aux recettes d’abonnements et de tickets vendus dans la zone urbaine.

Prisons : arrêtons la spirale!

La Belgique compte 10.137 détenus pour 8.422 places dans ses 33 prisons. La population carcérale augmente chaque année de 2 %. Comparé à 1980 avec seulement 5.677 détenus, c’est une augmentation de 76 %! A la prison de Forest, la situation de certaines ailes est dramatique: des détenus entassés comme dans un entrepôt; trois prisonniers dans une cellule conçue pour une ou deux personnes, pas de troisième lit mais un matelas sur le sol.

Bruxelles a trois prisons sur son territoire : Saint-Gilles, Forest et Berkendael. Ce ne sont pas les grands criminels en col blanc qui y sont enfermés: la quasi-totalité des détenus sont issus des quartiers populaires. La politique des deux poids, deux mesures est valable jusqu’en prison. Une étude de l’Université de Bruxelles démontre que les personnes issues de l’immigration ont plus de “chances” d’être arrêtées, risquent des peines plus lourdes et restent plus longtemps en prison que les autres, parce que les conditions de libération conditionnelle sont plus dures.

Le ministère de la Justice (Declerck, CD&V) et la Régie des bâtiments (Reynders, MR) prévoient la construction de 7 nouvelles prisons d’ici 2012 pour créer 1800 cellules supplémentaires. En 2013-2015, ils veulent fermer 6 prisons vétustes pour les remplacer par de nouvelles. Ainsi la fermeture des prisons de Saint-Gilles, Forest et Berkendael est prévue pour 2015. Elles seront remplacées par une méga-prison sur l’ancien site de l’OTAN. Le prix de construction d’une nouvelle cellule est officiellement de 150.000 € ! Les travaux pour les nouvelles constructions seront réalisés par de grandes firmes européennes privées, qui après, s’occuperont aussi de l’entretien des prisons, selon la formule DBFM (Design, Build, Finance, Maintain). L’Etat commencera ensuite à payer pour ces bâtiments pendant une période de 20 ans. Ces travaux et sommes gigantesques seraient mieux utilisés dans nos quartiers et écoles, lieux privilégiés et prioritaires pour la prévention.

Nous proposons :

• la convocation urgente de tous les acteurs concernés par la prison pour définir une stratégie alternative vis-à-vis de la délinquance: familles des détenus, jeunes et travailleurs ayant une expérience dans ce travail (p.ex. ex-détenus devenus travailleurs sociaux), éducateurs et enseignants en prison et dans les quartiers, monde médical, syndical et judiciaire
• un traitement égal devant la justice pour chaque citoyen ;
• un traitement humain des détenus, dans l’intérêt des détenus et de la société
• le retour immédiat au nombre de places en prison légalement prévu
• la fermeture des annexes psychiatriques des prisons et le transfert des détenus vers des centres psychiatriques où les soins adaptés sont possibles. Le transfert des détenus condamnés pour des affaires de drogues vers des centres spécialisés de traitement des drogués
• la libération conditionnelle de tous les handicapés, malades, personnes âgées, femmes qui ne constituent aucun danger pour la sécurité dans la société
• l’investissement du budget de la nouvelle méga-prison à Bruxelles prévue pour 2013-2015 sur l’ancien site de l’OTAN, doit être transféré pour la construction de nouvelles écoles, entreprises et centres médicaux.

Une société « jeunes admis »

La Région de Bruxelles-Capitale a la population la plus jeune de Belgique. Les moins de 20 ans (248 915) représentent 24,1% de la population bruxelloise et les moins de 25 ans (317 280) 30,7%.

La présence des jeunes varie selon les communes et les quartiers. Elle est surtout marquée au sein du croissant pauvre de Bruxelles. Sa proportion est la plus élevée à Molenbeek et à Saint-Josse et la moins forte à Ixelles et Woluwe-Saint-Lambert.

La diversité des origines caractérise également les jeunes puisqu’un enfant âgé de 0 à 14 ans sur cinq est de nationalité étrangère. Et si l’on tient compte des origines, cela nous amène à plus de la moitié de cette classe d’âge.

Cette jeunesse bruxelloise est non seulement sujette à une situation d’apartheid scolaire parce qu’elle est à Bruxelles, mais elle subit une situation de dualisation à la fois sociale et ethnique dans le monde du travail (discrimination à l’embauche, stratification ethnique du marché du travail…)

L’association entre jeunes et criminalité est omniprésente à Bruxelles, et plus encore le lien entre minorité ethnique et délinquance. Cette représentation en terme de figure menaçante est entretenue tant par le discours politique que par celui des médias, qui font croire qu’on assiste aujourd’hui à une recrudescence de la violence des jeunes.

La politique de la jeunesse est dès lors enfermée dans la logique sécuritaire et il est urgent de l’en sortir en développant une attitude et une politique positives.

Nous proposons:

• d’organiser des Etats généraux de la jeunesse des quartiers populaires à Bruxelles
• de travailler en amont (éducation, scolarité, accompagnement, emploi..) plutôt qu’en aval (le tout sécuritaire)
• de promouvoir une place politique aux jeunes Bruxellois
• de procéder à une évaluation objective des politiques mises en œuvre jusqu’ici.